chronique d'un peuple génocider

blog de soutien et d'information sur la situation réel en Palestine, création et organisation d'événement de soutien s en faveur de la libération du peuple palestinien.

24 janvier 2009

article du monde sur les masacres!!!

 
 

Vue de Zeitoun, faubourg oriental de la ville de Gaza.

AP/ASHRAF AMRA

Vue de Zeitoun,  faubourg oriental de la ville de Gaza.

Gaza, envoyé spécial

   

Au sud de Zeitoun, faubourg oriental de la ville de Gaza, le quartier habité par le clan Samouni n'est plus qu'un cimetière de ruines. Seules quelques maisons sont encore debout. Vingt et une habitations et une mosquée ont été réduites à l'état de carcasses de béton et de ferraille. Tsahal est passé par là.

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Moussa Samouni, 19 ans, raconte  :  "Lors de l'offensive terrestre le 4 janvier, les hélicoptères ont déposé les parachutistes sur les toits. Ensuite, ils ont fait sortir tout le monde et nous ont rassemblés dans un bâtiment. Nous étions près de 120 personnes. Nous sommes restés toute la nuit. Il y avait des explosions, des coups de feu. C'était la panique totale. Les enfants pleuraient. Il faisait froid. Nous avons ouvert la porte pour aller chercher du bois. Mon père était dans la rue, mort. Les soldats nous ont ordonné de rentrer. Puis il y a eu un bombardement et ensuite un deuxième et après les obus sont tombés sur le toit. Vingt-deux personnes sont mortes. J'ai perdu mon père, ma mère, mon frère, mon oncle et plusieurs cousins. Il y avait des blessés partout qui perdaient leur sang." Moussa n'a pas été touché. Il a tenté de sortir mais il a été arrêté par les soldats qui lui ont attaché les mains et bandé les yeux. Il s'est retrouvé prisonnier avec son oncle. Cela a duré trois jours.

Trois jours d'interrogatoire. "Les soldats nous ont accusés d'être du Hamas. Ils nous ont tapé dessus. Je leur ai dit : Tuez-moi si vous pensez que je suis du Hamas. Ils ont mis des grenades dans les poches de mon oncle et derrière moi, et menaçaient de les faire exploser. Mon oncle préférait mourir par balles, a-t-il dit. Ils ont voulu nous brûler et ont mis le feu à des couvertures. On va vous faire sauter la tête , disaient-ils." Le 7 janvier au matin, tous deux ont finalement été libérés. Les soldats leur ont intimé l'ordre de ne pas dire un mot et leur ont donné des drapeaux blancs.

Après le désengagement de Tsahal le 20 janvier, les corps des 22 victimes ont été sortis des décombres et enterrés. Jeudi 22 janvier, une grande tente de deuil a été dressée au milieu des ruines pour les condoléances. Sur une toile blanche sont écrits les noms des 22 morts plus ceux de 7 autres victimes avec cette inscription : "Les martyrs du massacre de Gaza de la famille Samouni". La foule se presse dans ce décor d'apocalypse pour rendre hommage aux 29 disparus.

Dans l'une des rares maisons restées debout, les murs sont couverts d'inscriptions tracées à la craie. "La place de l'Arabe est sous terre"; "Si vous êtes un vrai Givati (unité d'élite), vous devez tuer les Arabes"; "Jérusalem-Est pour Israël". Des étoiles de David signent d'autres cris de guerre. C'est là que les soldats avaient installé leur campement et leurs postes de tir comme en témoignent les boîtes de cartouches et les sacs de sable sur la terrasse.

"C'ÉTAIT COMME UN JEU POUR LES SOLDATS"

C'est là aussi qu'un autre drame s'est déroulé. Fahed raconte  :  "Mon père Atiyeh a travaillé en Israël. Il parle hébreu et sait ce qu'il faut faire. Il a laissé la porte ouverte. Ils ont commencé par tirer partout. Lorsqu'ils sont entrés, les soldats nous ont demandé de lever les mains et de sortir. Ils étaient huit ou dix. C'est alors qu'ils ont tiré. Mon père a été tué sur le coup. Il avait trente balles dans le corps ! Il a été tué sous mes yeux. Tout le monde s'est mis a crier et à pleurer. Ils ont tiré à nouveau. Plusieurs autres membres de la famille ont été blessés, surtout des enfants dont mon frère Ahmed, âgé de 4 ans. Il a reçu deux balles dans la poitrine et des éclats dans la tête. Puis ils ont incendié une pièce. On ne voyait plus rien, On étouffait. Au bout de dix minutes, nous avons été autorisés à sortir et à nous diriger vers la route principale. J'avais mon frère dans mes bras. Les Israéliens nous ont craché dessus. Les ambulances ne pouvaient pas approcher. Nous avons trouvé refuge dans une maison. Mon frère Ahmed est mort."

Selon plusieurs autres témoins, cinq autres membres de la famille Samouni ont été tués par balles dont un jeune homme de 17 ans, qui était resté caché dans une maison. Certains blessés se sont vidés de leur sang. Un grand père de 75 ans est mort écrasé par un mur démoli au bulldozer.

Zahwa, la veuve d'Atiyeh, raconte en détail, les larmes aux yeux, le drame qu'elle a vécu. "C'était comme un jeu pour les soldats. Ils riaient", affirme-t-elle. Zeinab, 12 ans, qui a perdu son père, sa mère, deux frères et des cousins. Shiffa, 19 ans a également enterré son père, sa mère, sa tante et son oncle. Almassa, 13 ans, se souvient comment un soldat a tiré sur Messaouda qui avait son bébé de 6 mois dans les bras, et qui est mort. Tous ont perdu plusieurs proches.

"Pourquoi, pourquoi ?", répète Nabayia. "Il n'y avait pas de résistance, pas de combattants, pas d'armes. Quel est notre crime ? Quelle faute avons nous commise ? Que le monde entier réponde à cette question. Il ne peut plus y avoir de paix avec Israël. Mon prochain fils, je vais l'éduquer pour être un moudjahid, pour qu'il venge tous ces enfants, tous ces morts."

Interrogée, la porte-parole de l'armée, Avital Leibovitch, a assuré jeudi qu'"une enquête est en cours. Mais je veux que vous sachiez que la brigade Givati n'est pas entraînée pour tuer des femmes et des enfants et que des tirs des mortiers sont partis de Zeitoun." Le Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha) avait recensé, le 8 janvier, Zeitoun parmi les "plus graves incidents" de l'offensive israélienne.

Les Samouni sont des agriculteurs. Les champs alentour ont été ravagés par les chars. Au moins 300 personnes sont aujourd'hui sans abri. "Comment voulez-vous que l'on aime les Israéliens ?, crie Mouna. Ils tuent par plaisir et personne ne dit jamais rien. Notre sang ne vaut rien. C'est le plus grand massacre commis dans la bande de Gaza. Combien de temps encore allons nous être terrorisés et massacrés ?"

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/01/23/a-gaza-des-habitants-racontent-l-acharnement-de-l-armee-israelienne-sur-des-civils_1145435_3218.html

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10 janvier 2009

pourquoi les fils d'israel se sentent victimes du conflis

Un article très bien écrit.

Citation :

Par Gilad Atzmon, Palestine Think-Tank 3 janvier 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri



Discuter avec des Israéliens a de quoi laisser pantois. Même en ce moment, alors que l'Armée de l'air israélienne assassine au grand jour des centaines des civils, des personnes âgées, des femmes et des enfants, le peuple israélien parvient à se convaincre qu'il est la véritable victime de cette saga violente.
Ceux qui sont intimement familiers du peuple israélien réalisent que ce dernier n'est absolument pas informé des racines du conflit qui domine son existence. Assez souvent, les Israéliens en viennent à des arguments d'un genre bizarre qui ont tout leur sens dans le discours israélien, mais sont dénués de toute signification hors la rue juive. Un de ces arguments est le suivant : 'ces Palestiniens, pourquoi insistent-ils pour vivre sur notre terre (Israël), pourquoi ne s'installent-ils pas tout simplement en Egypte, en Syrie, au Liban ou dans n'importe quel autre pays arabe ?' Une autre perle de sagesse hébraïque est du genre : qu'est-ce-qui ne va pas avec les Palestiniens ? Nous leurs avons apporté l'eau, l'électricité, l'éducation et tout ce qu'ils trouvent à faire c'est d'essayer de nous jeter à la mer. '
De manière assez étonnante, les Israéliens même ceux de la soi-disant 'gauche' et même ceux de la 'gauche' intellectuelle sont incapables de comprendre qui sont les Palestiniens, d'où ils viennent et le pourquoi de leur résistance. Ils n'arrivent pas à comprendre qu'Israël a été créé aux dépends du peuple Palestinien, de la terre palestinienne, des villages, des villes, des champs et des vergers palestiniens. Les Israéliens ne réalisent pas que les Palestiniens de gaza et des camps de réfugiés de la région sont en réalité les populations dépossédées de Ber Shive, Jaffa, Tel Kabir, Shekh Munis, Lod, Haïfa, Jérusalem et de bien d'autres villes et villages. Si vous vous demandez comment il se fait que les Israéliens ignorent leur histoire, la réponse est très simple, on ne la leur a jamais racontée. Les circonstances qui ont conduit au conflit israélo palestinien sont bien cachées à l'intérieur de leur culture. Dans le paysage, les traces de la civilisation palestinienne d'avant 1948 ont été effacées. Non seulement la Nakba, le nettoyage ethnique en 1948 des indigènes Palestiniens, ne fait pas partie des programmes scolaires israéliens, elle n'est pas même mentionnée ni discutée par aucun officiel israélien ni dans aucun forum universitaire.
Dans le centre de presque chaque ville israélienne on peut trouver une statue commémorative en forme bizarre, presque abstraite, de tuyauterie. Cette tuyauterie est appelée Davidka et est en réalité un canon mortier israélien de 1948. Il est intéressant de savoir que le Davidka était une arme particulièrement inefficace. Ses obus n'avaient pas une portée supérieure à 300 mètres et causait peu de dégâts. Mais si le Davidka causait un minimum de dommages, il était par contre très bruyant. Selon l'histoire israélienne officielle, les Arabes, c.à.d. les Palestiniens, s'enfuyaient tout simplement pour sauver leurs vies dès qu'ils entendaient le Davidka au loin. Selon le discours israélien, les Juifs, c.à.d. les 'récents Israéliens' faisaient quelques feux d'artifices et les 'Arabes poltrons' couraient tout simplement comme des idiots.
Dans la version israélienne officielle, on ne trouve aucune mention des nombreux massacres planifiés et perpétrés par la jeune armée israélienne et les unités paramilitaires qui l'ont précédée. Il n'y a aucune mention non plus des lois racistes qui interdisent aux Palestiniens de revenir sur leurs terres et dans leurs maisons.
La signification de ce qui précède est assez simple. Les Israéliens ne sont absolument pas familiers avec la cause palestinienne. Dès lors, ils ne peuvent interpréter la lutte palestinienne que comme une lubie meurtrière irrationnelle. A l'intérieur de l'univers israélien avec son caractère judéo centré et de seule réalité existante, l'israélien est une innocente victime et le Palestinien rien moins qu'un meurtrier barbare.
Cette grave situation qui laisse l'israélien dans l'ignorance totale de son passé mine toute possibilité de réconciliation future. Dès lors que l'Israélien n'a pas un minimum de compréhension du conflit, il est incapable d'envisager la possibilité d'une solution qui ne serait pas l'extermination ou le nettoyage de 'l'ennemi.' Tout ce que l'israélien a la possibilité de savoir sont des variations du récit de la souffrance juive. La souffrance des palestiniens leur est complètement étrangère. 'Le droit au retour des palestiniens' lui semble une idée farfelue. Même les 'humanistes Israéliens' les plus en pointe ne sont pas prêts à partager le territoire avec ses habitants indigènes. Ce qui ne laisse guère d'autre possibilité aux Palestiniens que de se libérer eux-mêmes. A l'évidence, il n'y a pas de partenaire pour la paix du côté israélien.
Cette semaine, nous en avons appris un peu plus sur l'arsenal balistique du Hamas. Il est évident que le Hamas a fait preuve d'une certaine retenue avec Israël depuis trop longtemps. Le Hamas s'est retenu d'étendre le conflit à l'ensemble su sud d'Israël. Il m'est venu à l'esprit que les volées de roquettes qui se sont abattues sporadiquement sur Sderot et Ashkelon n'étaient en réalité rien d'autre qu'un message des Palestiniens emprisonnés. C'était d'abord un message à la terre, aux champs et aux vergers volés : 'Notre terre adorée, nous ne t'avons pas oubliée, nous combattons encore pour toi, au plus vite nous reviendrons, nous reprendrons là où nous avons été arrêtés'. Mais c'était aussi un message clair aux Israéliens. 'Vous là bas, à Sderot, à Beer Sheva, Ashkelon, Tel Aviv et Haïfa, que vous le sachiez ou pas, vous vivez en réalité sur la terre qui nous a été volée.
Voyons les choses en face, en réalité la situation en Israël est assez grave. Il y a deux ans, c'était le Hezbollah qui bombardait à la roquette le nord d'Israël. Cette semaine, le Hamas a prouvé sans doute possible sa capacité à distribuer au sud d'Israël quelques cocktails de missiles vengeurs. Dans le cas du Hezbollah comme dans celui du Hamas, Israël n'a pas trouvé de réponse militaire. Il peut certes tuer des civils mais ne parvient pas à enrayer les tirs de roquettes. L'armée israélienne n'a pas les moyens de protéger Israël sauf si recouvrir Israël d'une toiture en béton peut être vu comme une solution viable. Au bout du compte, c'est peut être ce que les responsables israéliens essaieront de faire.

Mais nous ne sommes pas à la fin de l'histoire. En fait ce n'est que le début. Tous les experts du Moyen Orient savent que l' Hamas peut prendre le contrôle de la Cisjordanie en quelques heures. En fait, le contrôle de l'Autorité Palestinienne et du Fatah sur la Cisjordanie est maintenu par l'armée israélienne. Dès que le Hamas se sera emparé de la Cisjordanie, les plus grands centres urbains israéliens seront à sa merci. Pour ceux qui ne parviennent pas à le vois, ce serait la fin de l'Israël juif. Ca peut arriver dès ce soir, dans trois mois ou dans cinq ans, la question n'est pas de savoir 'si ça se produira', mais 'quand.' A ce moment là, l'ensemble d'Israël sera à portée de tir du Hamas et du Hezbollah et la société israélienne s'effondrera, son économie sera ruinée. Le prix d'une maison individuelle de Tel Aviv nord équivaudra à celui d'un cabanon à Kiryat Shmone ou à Sderot. Au moment où une seule roquette touchera Tel Aviv, c'en sera terminé du rêve sioniste. 
Les généraux Israéliens le savent, les dirigeants Israéliens le savent. C'est pourquoi ils intensifient la guerre d'extermination contre les Palestiniens. Les Israéliens n'envisagent pas d'occuper Gaza. Ils n'ont rien perdu là bas. Tout ce qu'ils veulent c'est terminer la Nakba. Ils larguent des bombes sur les Palestiniens dans le but de les anéantir. Ils veulent les Palestiniens hors de la région. Il est évident que ça ne marchera pas et que les Palestiniens resteront. Non seulement ils resteront, mais le jour de leur retour chez eux ne fait que se rapprocher vu qu'Israël a épuisé ses tactiques les plus meurtrières.
C'est précisément à ce moment que le déni israélien de la réalité entre en jeu. Israël a dépassé le 'point de non retour'. Son destin funeste est gravé au creux de chaque bombe qu'il largue sur les civils Palestiniens. Il n'y a rien qu'Israël puisse faire pour se sauver lui-même. Il n'y a pas de stratégie de sortie. Il ne peut pas négocier une issue à ce conflit car ni les Israéliens ni leurs dirigeants n'en comprennent les paramètres fondamentaux. Israël n'a pas les moyens militaires d'achever cette bataille. Il peut réussir à tuer les leaders de la base palestinienne comme il le fait depuis des années, pourtant la résistance et l'opiniâtreté des Palestiniens ne font que se renforcer au lieu de faiblir. Ainsi que l'avait prédit un général des services de renseignements israéliens pendant la première Intifada, 'pour vaincre, tout ce que les Palestiniens ont à faire est de survivre. » Ils survivent et ils sont en fait en train de vaincre. 
Les dirigeants Israéliens comprennent tout ça. Israël a déjà tout essayé, retrait unilatéral, famine et maintenant extermination. Ils ont cru se débarrasser du problème démographique en se recroquevillant dans un ghetto juif intime et douillet. Rien n'a marché. C'est la ténacité palestinienne incarnée par la politique du Hamas qui définit l'avenir de la région.
Tout ce qui reste aux Israéliens c'est de s'accrocher à leurs œillères et à leur déni de la réalité pour fuir leur triste destin qui est déjà fixé. Tout au long de leur déchéance, les Israéliens entonneront les divers chants de victimisation dont ils sont coutumiers. Imprégnés d'une réalité faite de suprématie égocentrée, ils seront hypersensibles à leurs propres souffrances tout en restant aveugles à celles qu'ils infligent aux autres. De façon assez singulière, les Israéliens se comportent comme un collectif uni quand ils bombardent les autres mais, s'ils sont légèrement blessés, ils deviennent des monades de vulnérabilité innocente. C'est cet écart entre la façon dont les Israéliens se voient et celle dont les autres les voient qui transforme les Israéliens en monstrueux exterminateurs. C'est cet écart qui les empêche de comprendre les tentatives nombreuses et répétées de détruire leur Etat. C'est cet écart qui empêche les Israéliens de comprendre la signification de la Shoah et d'être capable d'éviter la prochaine. C'est cet écart qui empêche les Israéliens de faire partie de l'humanité. 
Une fois encore, les Juifs devront errer vers une destinée inconnue. D'une certaine manière, j'ai personnellement commencé mon voyage depuis un moment.
Texte trouvé initialement (en anglais) sur Alterinfo



http://www.alterinfo.net/Petition- [...] 16754.html

http://www.gilad.co.uk/html%20files/1001lies.html

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08 janvier 2009

le monde contre les génocidaires!!!!

Citation :

Conseil de sécurité
CS/9565 

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Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York 

Conseil de sécurité 

6061e séance (reprise) –matin 


PLUSIEURS ÉTATS MEMBRES INVITENT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ À S’ACQUITTER

DE SES RESPONSABILITÉS POUR FAIRE FACE À LA SITUATION À GAZA


Le Conseil de sécurité a poursuivi, ce matin, la réunion qu’il avait entamée la veille au niveau ministériel sur la situation à Gaza.  Les représentants d’une quinzaine d’États Membres ont ainsi, à leur tour, appelé à une cessation immédiate des hostilités, tandis que certains ont déploré l’« inaction » du Conseil, l’invitant à « prendre ses responsabilités ».


Les délégations ont tous plaidé en faveur de l’arrêt immédiat des combats.  Si le représentant de la République tchèque, qui s’exprimait au nom de l’Union européenne, s’est félicité de la décision israélienne d’observer chaque jour une trêve de trois heures, son collègue de l’Argentine l’a en revanche qualifiée d’« inacceptable », dans la mesure où, a-t-il dit, « elle ne peut contribuer en aucune façon à répondre aux besoins humanitaires urgents des Palestiniens ».  « C’est la cessation immédiate et permanente des hostilités qui est nécessaire », a-t-il ajouté.


Le représentant tchèque a souligné que l’Union européenne était « déterminée à entreprendre tous les efforts pour mettre un terme à la violence actuelle ».  Il a affirmé que le Hamas devrait cesser, sans condition, ses tirs de roquettes contre Israël, tandis qu’Israël devrait mettre fin à son action militaire.  Il a, de même, salué l’initiative prise hier par le Président de la France, M. Nicolas Sarkozy, et le Président de l’Égypte, M. Hosni Moubarak, en vue d’arrêter l’escalade de la violence.


Les condamnations plus directes des attaques israéliennes ont été multiples et parfois vives.  Si certains les ont jugées « disproportionnées », d’autres, comme le représentant du Nicaragua, ont parlé, de « campagne de destruction » se poursuivant depuis plus de 60 ans, ou, comme celui du Venezuela, de « génocide ». « La machine de guerre israélienne doit être arrêtée et les criminels de guerre israéliens traduits en justice », a estimé pour sa part le représentant de la République islamique d’Iran. 


Plusieurs délégations, comme celle de la Malaisie, ont en outre déploré l’inaction du Conseil de sécurité dans la gestion de ce conflit.  Au nom du Mouvement des pays non alignés, le représentant de Cuba a exprimé sa « profonde déception » face à l’« incapacité du Conseil de sécurité de prendre ses responsabilités relevant du maintien de la paix et de la sécurité internationales ».  Faute de prendre une action décisive, le Conseil de sécurité risque d’« affaiblir sa légitimité et son efficacité », a estimé la représentante du Brésil. 


Le délégué du Paraguay, qui intervenait au nom du MERCOSUR, a lancé ainsi un appel à une action du Conseil de sécurité, l’invitant à « ne pas rester indifférent face à ses responsabilités ».  Ses homologues indonésien et pakistanais ont appelé le Conseil à « transmettre sans retard un message très clair » par l’adoption d’une résolution demandant la cessation des hostilités.


Dans l’après-midi, le Conseil devrait tenir des consultations officieuses sur la question.



LA SITUATION AU MOYEN-ORIENT, Y COMPRIS LA QUESTION PALESTINIENNE


Déclarations (suite)


M. HAMIDON ALI (Malaisie) a condamné l’agression militaire israélienne, contraire à l’état de droit et à la décence humaine.  Elle démontre avant tout le mépris de ce régime pour le droit international, a-t-il dit.  Le représentant a regretté l’inaction manifeste du Conseil de sécurité face à cette situation.  Il n’y a pas d’autres options que d’intervenir pour mettre fin aux violences et à la destruction des mosquées, des écoles et des infrastructures, a-t-il déclaré.  Israël doit maintenant se retirer de la bande de Gaza, a demandé le représentant.  Toutes les parties doivent désormais faire preuve de la modération la plus grande pour éviter de nouvelles victimes parmi la population civile palestinienne.  Celle-ci a besoin de toute urgence de combustibles, de vivres et de médicaments, et la communauté internationale doit s’efforcer de lui prêter une assistance humanitaire.  Le représentant malaisien a ensuite estimé qu’une des causes de la violence actuelle est l’occupation des territoires palestiniens en 1967.  Il a aussi condamné l’expansion des colonies de peuplement, la poursuite de la construction du mur de séparation et le bouclage systématique de la bande de Gaza.  Seules les négociations permettront de mettre en place les conditions nécessaires à l’émergence d’un État palestinien, a ajouté la délégation.  Le Conseil de sécurité doit également veiller à ce que ses résolutions précédentes soient mises en œuvre, y compris la résolution 242 qui stipule que les forces israéliennes doivent se retirer des territoires palestiniens occupés. Le représentant a en conclusion exhorté les dirigeants du Fatah et du Hamas pour qu’ils résolvent leurs différends en gardant à l’esprit que l’unité palestinienne serait un élément fondamental pour parvenir à la création d’un État palestinien.


M. ABELARDO MORENO (Cuba), qui s’exprimait au nom du Mouvement des pays non alignés, a rappelé que le Bureau de coordination du Mouvement avait, le 5 janvier, publié une nouvelle déclaration sur l’escalade des activités militaires à Gaza.  Le Mouvement des pays non alignés condamne énergiquement l’escalade de l’agression militaire provoquée par Israël, la puissance occupante, dans la bande de Gaza.  Le Mouvement est vivement préoccupé et condamne en particulier le lancement de l’invasion terrestre israélienne à Gaza, au mépris des appels de la communauté internationale en faveur d’une cessation des activités militaires et des efforts diplomatiques régionaux et internationaux en cours pour tenter de résoudre la crise actuelle, a-t-il dit.  Le  Mouvement, a-t-il ajouté, appelle à une cessation immédiate de toutes les activités militaires et de la violence ainsi qu’à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu général immédiat.  Au vu de la gravité de la crise, le Mouvement des non-alignés exprime également sa profonde déception face à l’incapacité du Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales.  Le représentant a ainsi demandé au Conseil d’agir de façon urgente pour régler cette situation grave.  Le Mouvement des pays non alignés, a-t-il indiqué, souligne la nécessité pour la communauté internationale de déployer des efforts intensifiés et coordonnés afin de mettre fin à cette crise et de promouvoir le processus de paix ainsi que le respect du droit international, en particulier le droit international humanitaire et les droits de l’homme, clef d’un règlement pacifique du conflit israélo-palestinien et du conflit israélo-arabe dans son ensemble pour instaurer une paix durable dans la région.


Mme MARIA LUIZA RIBEIRO VIOTTI (Brésil) a condamné les violences des deux côtés et a déploré la réponse disproportionnée d’Israël aux tirs de roquettes illégaux contre son territoire.  Elle s’est jointe aux autres voix du Conseil pour demander une solution négociée au conflit et a dit qu’elle attendait des Nations Unies, et en particulier du Conseil de sécurité, une action décisive, à défaut de laquelle il risque d’affaiblir sa légitimité et son efficacité.  Le Président Lula a réaffirmé aujourd’hui la volonté du Brésil de coopérer plus étroitement avec la communauté internationale, proposant la convocation d’une conférence en vue de faciliter les travaux du Conseil de sécurité.  Les efforts humanitaires engagés pour soulager les souffrances des populations palestiniennes ne doivent pas exonérer le Conseil de sécurité de prendre les mesures qui s’imposent pour instaurer un cessez-le-feu.  La représentante s’est félicitée de la première étape représentée par la décision d’ouvrir un corridor humanitaire trois heures par jour.  Mais, a-t-elle insisté, le moment est venu pour le Conseil d’agir, en mettant en œuvre la résolution 1850 qu’il a adoptée en décembre dernier et en engageant la communauté internationale et les parties à remplir leurs obligations en vertu de la Feuille de route du Quatuor.


M. MARTIN PALOUS (République tchèque), qui s’exprimait au nom de l’Union européenne (UE), a affirmé que l’UE était déterminée à entreprendre tous les efforts pour mettre un terme à la violence actuelle et réitérait son appel pour une cessation immédiate des actions militaires des deux côtés.  Le Hamas doit cesser, sans condition, ses tirs de roquettes contre Israël, tandis qu’Israël doit mettre fin à son action militaire, a-t-il dit, ajoutant que l’Union européenne exhortait les parties à respecter pleinement leurs obligations en vertu du droit international humanitaire.  L’Union européenne se félicite, a-t-il souligné, de l’initiative prise par le Président de la France, M. Nicolas Sarkozy, et le Président de l’Égypte, M. Hosni Moubarak.  L’Union européenne appelle en outre les parties, en particulier Israël, à garantir immédiatement un passage sûr et sans entrave à l’acheminement de l’aide humanitaire aux habitants de la bande de Gaza.  Le représentant a ajouté que l’Union européenne se félicitait de la décision israélienne de cesser ses opérations militaires pendant trois heures chaque jour et appelait Israël à ouvrir un corridor humanitaire à Gaza afin de permettre à des organisations humanitaires d’accéder librement au territoire.  L’Union européenne est également prête, a-t-il ajouté, à accroître son assistance déjà importante en vue d’améliorer la situation humanitaire de ceux qui en ont besoin.  M. Palous a estimé que la situation actuelle sur le terrain rendait nécessaire d’obtenir de manière absolument urgente un cessez-le-feu immédiat et permanent.  Le représentant a mis en outre l’accent sur la nécessité d’entreprendre une action humanitaire immédiate et d’intensifier le processus de paix.  Il a ainsi appelé les parties à s’abstenir de toute action qui menacerait la viabilité d’un règlement global, juste et durable, conformément au droit international.


M. JORGE ARGÜELLO (Argentine) a déclaré que la réponse des forces israéliennes aux évènements du 27 décembre était complètement excessive et disproportionnée.  Il a demandé qu’une commission d’enquête indépendante soit dépêchée pour faire la lumière sur les tirs qui ont touché des écoles des Nations Unies.  Israël doit respecter ses obligations en vertu du droit international humanitaire et prendre toutes les mesures qui s’imposent pour protéger les populations civiles palestiniennes, a jugé M. Argüello.  C’est la raison pour laquelle le Gouvernement argentin estime que la priorité actuelle est de proclamer un cessez-le-feu et de mettre fin aux violences et aux opérations militaires israéliennes.  Les troupes israéliennes doivent se retirer des territoires palestiniens occupés, et les attaques contre Israël doivent cesser, a réaffirmé le représentant.  La proposition israélienne d’assurer une trêve de quelques heures par jour est une réponse à tout point de vue inacceptable, dans la mesure où elle ne peut contribuer en aucune façon à répondre aux besoins humanitaires urgents des Palestiniens; c’est la cessation immédiate et permanente des hostilités qui est nécessaire. Pour sa part, l’Argentine a annoncé qu’elle préparait l’envoi d’une aide humanitaire vers Gaza à l’appui des efforts engagés par le reste de la communauté internationale.


M. MARTY M. NATALEGAWA (Indonésie) a affirmé que son pays, une nouvelle fois, condamnait de la manière la plus énergique les attaques militaires israéliennes contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.  Ces attaques, a-t-il dit, constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et les droits de l’homme. Le représentant a déploré l’absence constante de position unifiée au sein du Conseil de sécurité, regrettant par exemple le fait que ses 15 membres n’aient pu prendre des mesures pour mettre un terme à toute violence et aux activités militaires ni à restaurer le cessez-le-feu dans la bande de Gaza.  Il a demandé au Conseil de sécurité de transmettre sans retard un message très clair, à savoir la cessation des hostilités.  Le cycle de la violence doit cesser, les victimes doivent être assistées et le processus de paix relancé, a-t-il ajouté. Un cessez-le-feu crédible et permanent, avec le mécanisme international nécessaire, doit être immédiatement établi, a-t-il souligné.


M. FARUKH AMIL (Pakistan) a exprimé sa profonde préoccupation devant la situation qui règne à Gaza depuis 12 jours après l’agression d’Israël contre la population palestinienne.  La réponse d’Israël est complètement hors de propos, a-t-il jugé.  Les destructions colossales des infrastructures civiles ont été relevées par la presse internationale, a-t-il poursuivi.  Avec toute la communauté internationale, le Pakistan condamne le recours à la force, qui va à l’encontre du but recherché, comme l’ont démontré les situations de conflit passées au Moyen-Orient.  « Nous sommes gravement préoccupés par le risque de voir la situation à Gaza s’étendre à toute la région et compromette les chances de paix, a souligné le représentant.  Déplorant l’inaction du Conseil de sécurité, le représentant du Pakistan a estimé que le Conseil ne s’acquittait pas des obligations en vertu de la Charte de l’ONU, ce qui affaiblit considérablement sa légitimité et son efficacité, déjà largement entamés.  Le Conseil doit tout mettre en œuvre pour adopter une résolution par laquelle les parties seront contraintes d’instaurer un cessez-le-feu.  En coordination avec la Ligue des États arabes, l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) a convoqué la tenue, ce vendredi, d’une séance extraordinaire du Conseil des droits de l’homme, a annoncé le représentant avant de conclure.


M. PAUL BADJI (Sénégal), Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, a affirmé que le Comité condamnait dans les termes les plus énergiques l’attaque militaire d’Israël dans la bande de Gaza.  Israël, a-t-il dit, doit cesser immédiatement sans condition sa campagne militaire meurtrière dans la bande de Gaza.  Israël doit être tenu pour responsable des meurtres et des blessures qui frappent une population civile aux mains nues, et qui constituent une violation flagrante des principes du droit international, a-t-il souligné.  Le Comité exige l’ouverture des postes à la frontière avec Gaza pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire, a-t-il ajouté.  Le Comité appelle à la cessation des tirs de roquettes contre Israël qui fournissent à ce pays une justification de ses attaques militaires contre la bande de Gaza, alors qu’il est totalement inadmissible que la population de la bande de Gaza tout entière soit châtiée collectivement pour les actes perpétrés par des individus agissant isolément, a-t-il dit.  La communauté internationale tout entière a la responsabilité de faire cesser ce carnage et le Conseil de sécurité doit coopérer avec les parties et tous les acteurs impliqués, notamment le Quatuor et les partenaires dans la région, a-t-il affirmé.


M. ESHAGH AL HABIB (République islamique d’Iran) a fait observer qu’en dépit de la colère énorme au sein de la communauté internationale, l’atroce carnage et les crimes contre l’humanité perpétrés par le « régime sioniste » se poursuivent, après avoir déjà fait des centaines de morts parmi la population palestinienne innocente.  Il a accusé le régime israélien de prendre pour cible chaque être humain, chaque maison et chaque infrastructure à Gaza.  Ce massacre doit être stoppé immédiatement, a-t-il lancé.  La machine de guerre israélienne doit être arrêtée et les criminels de guerre israéliens traduits en justice, a ajouté le représentant iranien.  La crédibilité de la communauté internationale et des Nations Unies en dépend, alors qu’une fois de plus elle est remise en question par les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité du régime israélien. Le Conseil de sécurité n’a que trop tardé à assumer ses responsabilités pour mettre fin à ses atrocités, a-t-il regretté, estimant que cet organe devrait adopter sans tarder une résolution contraignant le régime israélien à mettre fin à son agression et à lever le blocus imposé à la bande de Gaza.  Avant de conclure, le représentant iranien a déclaré ne pas vouloir faire perdre le temps précieux du Conseil de sécurité en commentant les propos absurdes de la représentante d’Israël, qui a porté des allégations sans fondement contre son pays.  Ces tactiques méprisables ne visent qu’à détourner l’attention du Conseil des crimes commis par Israël au moment où le monde entier est uni pour condamner ces crimes, a-t-il lancé.


M. JAIME HERMIDA CASTILLO (Nicaragua) a affirmé que les attaques israéliennes contre la bande de Gaza constituaient un massacre commis contre la population civile palestinienne.  La campagne israélienne de destruction se poursuit depuis plus de 60 ans sans modération, refusant le droit des Palestiniens à une patrie indépendante, a-t-il souligné.  Le représentant a qualifié de tragédie horrible la situation humanitaire de la population palestinienne.  Il a regretté que le Conseil de sécurité n’ait pu parvenir à un résultat alors que la population civile continue de subir de lourdes pertes, du fait de la barbarie israélienne.  Il a ainsi indiqué que son pays se joignait à la déclaration faite il y a deux jours à cet égard par le Mouvement des pays non alignés. 


M. JULIO ESCALONA (Venezuela) a condamné le « génocide perpétré » par Israël à Gaza.  « Nous sommes confrontés, a-t-il dit, à une des formes de guerre les plus obscures, celle qui consiste aujourd’hui à s’en prendre à la population civile au prétexte de s’en prendre au Hamas.  Chaque bombe à sous-munitions et chaque bombe à phosphore signifie la haine, a-t-il lancé.  « Vous avez perdu la guerre au Liban en 2006, vous n’êtes pas invincibles et l’histoire vous jugera », a-t-il déclaré.  M. Escalona a ensuite lu un communiqué de son gouvernement, qui condamne les opérations militaires israéliennes.  « À cette heure tragique, indique le communiqué, le peuple du Venezuela manifeste sa solidarité avec ses frères palestiniens et communie dans la douleur. »  « Le Gouvernement, poursuit le document, ne ménagera aucun effort pour que les « responsables israéliens de crimes de guerre » répondent de leurs actes et il dénonce également l’utilisation planifiée du terrorisme d’État. » « Le Gouvernement vénézuélien a donc décidé d’expulser l’Ambassadeur d’Israël et une partie de son personnel pour réaffirmer son action en faveur de la paix », conclut le communiqué.


M. HARALD ASPELUND (Islande) a rappelé que son pays avait condamné l’assassinat de civils et qu’il se joignait au Secrétaire général des Nations Unies et à tous les États Membres qui ont appelé Israël à cesser immédiatement ses activités militaires dans cette zone densément peuplée.  L’Islande, a-t-il dit, a condamné les tirs de roquettes à partir de Gaza pour terroriser les civils israéliens.  Toutefois, a-t-il ajouté, les actions d’Israël au cours de ces deux dernières semaines sont à la fois disproportionnées et clairement contraires au droit international, a-t-il souligné. L’impératif immédiat est la suspension de toute violence de la part de toutes les parties concernées, a-t-il ajouté. 


M. ROBERT HILL (Australie) a estimé que toute solution diplomatique au conflit devrait s’inscrire dans un effort à long terme entre Israël et la partie palestinienne.  Il est essentiel en outre qu’Israël réponde à ses obligations en vertu droit international humanitaire et permette à l’aide humanitaire de parvenir à la population palestinienne civile en détresse, a-t-il souligné.  Il a rappelé que son pays, qui est un partenaire de longue date des Palestiniens, avait doublé son aide financière en 2008, qui est passée désormais à 45 millions de dollars. Par ailleurs, le 1er janvier 2009, le Gouvernement australien avait annoncé une contribution immédiate de 5 millions de dollars de plus pour renforcer l’assistance humanitaire dans la bande de Gaza, a indiqué le représentant.


Mme MARIA FERNANDA ESPINOSA (Équateur) a exprimé les vives condoléances de son Gouvernement aux familles des victimes du conflit.  Il est impératif, a-t-elle souligné, que la communauté internationale, par le biais notamment du Conseil de sécurité, adopte les mesures envisagées dans la Charte des Nations Unies afin de faire respecter les droits de l’homme et le droit international humanitaire dans la zone de conflit.  Toute solution globale ne peut être militaire: elle doit être politique et respecter le droit international, a-t-elle estimé.  Elle a affirmé que le Conseil de sécurité devrait adopter toutes les mesures nécessaires pour aboutir à la cessation permanente des hostilités.  Il doit agir de façon ferme et déterminée, a-t-elle dit.  La représentante s’est déclarée favorable à la tenue d’une réunion du Conseil des droits de l’homme pour que celui-ci examine la situation des droits de l’homme dans la bande de Gaza.


M. HUGO SILES ALVARADO (Bolivie) a déclaré que le Gouvernement et le peuple boliviens condamnaient dans les termes les plus fermes l’agression israélienne dans la bande de Gaza.  La crédibilité du Conseil de sécurité est une nouvelle fois remise sur le tapis, a-t-il estimé, exhortant cet organe à adopter une résolution qui prévoie notamment la cessation immédiate des hostilités.  Il est en outre important de reconduire un processus de paix constructif dans l’intérêt de la région et, à cet égard, il ne faut ménager aucun effort, a assuré le représentant.  Avant de conclure, il a demandé la réouverture des frontières pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire auprès des populations palestiniennes.


M. JUAN A. BUFFA (Paraguay), qui s’exprimait au nom des pays du Marché commun du Sud (MERCOSUR), a exprimé la profonde préoccupation de ceux-ci face à la situation tragique régnant dans la bande de Gaza.  Il a indiqué que les États du MERCOSUR joignaient leur appel à celui de la communauté internationale pour exiger l’arrêt immédiat de toutes les hostilités et un appel aux deux parties à la reprise du dialogue interrompu par les armes.  Le représentant a souhaité que ce dialogue contribue à se rapprocher d’une solution pacifique et durable dans le plein respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire.  Il a lancé un appel au Conseil de sécurité pour agir et ne pas rester indifférent face à ses responsabilités.

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2009/CS9565.doc.htm

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